Deliveroo vs Uber Eats : quelle plateforme choisir en 2026

Par commandeici ·
Livreur à vélo avec sac isotherme devant un restaurant urbain le soir

Vous tenez un restaurant et vous hésitez entre Deliveroo et Uber Eats, ou vous êtes déjà sur l’une des deux et vous vous demandez si l’herbe est plus verte ailleurs. C’est légitime : entre 25 et 35 pour cent de commission sur chaque commande, ce n’est pas une dépense anodine, c’est souvent ce qui sépare un service rentable d’un service à perte. Selon plusieurs enquêtes sectorielles publiées ces dernières années, la majorité des restaurateurs indépendants jugent les commissions des plateformes difficiles à absorber dans leur modèle économique. Pourtant, ces mêmes plateformes captent une part croissante des commandes en livraison, avec Uber Eats en position de leader en France selon les analyses de presse économique disponibles.

La vraie question en 2026 n’est plus seulement “Deliveroo ou Uber Eats”, mais “comment construire une stratégie de vente en ligne qui ne dépende pas uniquement d’eux”. Cet article compare les deux acteurs sur les critères qui comptent vraiment pour un restaurateur (commissions réelles, frais cachés, accès aux données, image de marque), puis ouvre sur les solutions hybrides qui permettent de garder la visibilité sans sacrifier la marge. L’objectif : vous donner les chiffres et le cadre de décision, pas un avis tranché qui ignore votre contexte.

Commissions réelles 2026 : ce que Deliveroo et Uber Eats prélèvent vraiment

Les taux affichés ne disent pas tout. Uber Eats applique en France une commission de base autour de 30 pour cent pour les commandes en livraison, et environ 15 pour cent pour le click and collect, selon les conditions générales rendues publiques par la plateforme et confirmées par plusieurs analyses de presse économique. Deliveroo se situe dans une fourchette plus large, entre 25 et 32 pour cent, avec une politique de négociation plus ouverte pour les restaurants à fort volume ou à forte image. À cela s’ajoutent les frais de transaction bancaire (généralement autour de 1,5 à 2 pour cent selon les contrats), les frais d’activation initiale (variables selon la plateforme et la période de souscription), et les frais marketing si vous souhaitez apparaître en haut des résultats (Sponsored Listings, options de mise en avant ou équivalent). En cumulé, un restaurateur qui pense payer 30 pour cent paie souvent davantage toutes charges incluses, selon les options souscrites.

CritèreUber EatsDeliverooCommande directe (commandeici)
Commission moyenne livraison~30 %25 à 32 %0 %
Commission click and collect~15 %12 à 14 %0 %
Frais d’activationvariablesvariables0 €
Frais paiementinclus partiellementinclus partiellement1,4 % + 0,25 €
Accès données clientsNonNonOui (100 %)
Personnalisation pageLimitéeLimitéeTotale
Coût mensuel fixe0 € (mais commissions)0 € (mais commissions)19 €

Concrètement, sur une commande à 25 euros chez Uber Eats, le restaurateur encaisse autour de 16 à 17 euros nets après commission et frais. Sur la même commande en commande directe, il encaisse environ 24,30 euros. La différence, multipliée par 400 commandes mensuelles, fait basculer la rentabilité de façon significative.

Parts de marché et notoriété : la bataille française

En France, Uber Eats s’est imposé comme le leader du marché de la livraison de repas à domicile, devant Deliveroo et Just Eat, selon les analyses sectorielles et articles de presse économique disponibles. Cette domination s’explique par une couverture géographique plus large, avec une présence dans un plus grand nombre de villes françaises que Deliveroo, et une force de frappe marketing supérieure liée au groupe Uber. Deliveroo a en revanche réussi à construire une image plus premium, en sélectionnant historiquement davantage de restaurants indépendants et qualitatifs, ce qui en fait souvent le choix préféré des bistronomies et des concepts identifiés comme “qualitatifs” par leur clientèle.

Cette différence de positionnement a des conséquences pratiques. Un kebab ou une pizzeria avec un ticket moyen bas génère mécaniquement plus de volume sur Uber Eats, où le client est davantage orienté commodité et prix. À l’inverse, un bistrot avec une carte de saison et un ticket moyen élevé trouve souvent un meilleur taux de conversion sur Deliveroo, où le client accepte de dépenser davantage pour un repas livré. Avant de choisir, regardez votre ticket moyen actuel en salle : c’est le meilleur indicateur de la plateforme qui correspond à votre clientèle cible. Pour aller plus loin sur le ciblage, consultez notre guide du restaurateur sur la commande en ligne.

La face cachée des deux plateformes : dépendance et perte de données

Ce que les comparatifs classiques oublient, c’est le coût non monétaire. Quand un client commande chez vous via Uber Eats ou Deliveroo, vous ne récupérez ni son email, ni son numéro, ni son historique de commandes. La CNIL rappelle dans ses lignes directrices sur les plateformes numériques que la donnée client appartient à l’intermédiaire qui collecte la commande, sauf accord contractuel contraire. Résultat : impossible de relancer un client qui n’a pas commandé depuis trois mois, impossible de lui envoyer une offre d’anniversaire, impossible de construire un programme de fidélité. Vous louez une clientèle que vous ne possédez jamais.

Cette dépendance se paie aussi en pricing power. Plusieurs restaurateurs témoignent de hausses de commission appliquées unilatéralement par les plateformes, sans possibilité de négociation individuelle. Quitter la plateforme reste théoriquement possible, mais perdre une part importante de son volume de livraison du jour au lendemain n’est pas une option crédible pour la majorité. C’est la définition même d’une dépendance économique. La seule parade : développer en parallèle un canal direct qui vous appartient. Notre analyse complète des canaux de vente directs détaille la mise en place.

Cas concret : le calcul qui change tout pour un restaurant indépendant

Prenons un exemple représentatif, construit à partir de témoignages de restaurateurs indépendants : un bistrot d’une grande métropole française, environ 80 couverts, ticket moyen salle de 28 euros, qui développe la livraison depuis quelques années. Sur un mois type, il génère environ 8 000 euros de chiffre d’affaires via une plateforme de livraison (autour de 320 commandes à 25 euros de panier moyen). Avec une commission effective totale autour de 30 à 33 pour cent (commission de base, frais marketing et frais de transaction cumulés), il reverse entre 2 400 et 2 640 euros à la plateforme chaque mois, soit entre 28 800 et 31 680 euros par an. Sa marge brute sur ces commandes, après matières premières, tombe nettement en dessous de sa marge en salle. La livraison via plateforme est rentable, mais bien moins que le service en salle.

En basculant une partie de ses commandes vers une page de commande directe (clients fidèles informés par flyer, QR code en salle, réseaux sociaux), il économise plusieurs centaines d’euros par mois en commissions, pour un coût d’abonnement de 19 euros et des frais Stripe limités sur ce volume. Cette stratégie hybride est aujourd’hui adoptée par une part croissante de restaurateurs indépendants. Pour simuler votre cas, consultez nos tarifs ou contactez-nous via le formulaire dédié.

Quand choisir Uber Eats, quand choisir Deliveroo

La réponse dépend de trois facteurs : votre ticket moyen, votre zone géographique, et votre image de marque. Si votre ticket moyen est inférieur à 18 euros, si vous êtes en restauration rapide (burger, kebab, sushis grand public, poké, pizza), et si vous êtes dans une ville moyenne hors top 15, Uber Eats sera presque toujours le meilleur choix : plus de volume, plus de clients sensibles au prix, meilleure couverture. Si votre ticket moyen est supérieur à 22 euros, si vous proposez une cuisine identifiée comme qualitative (bistronomie, cuisines du monde haut de gamme, healthy positionné), et si vous êtes dans une grande métropole française, Deliveroo offre souvent un meilleur taux de conversion et une exposition plus cohérente avec votre positionnement.

Une troisième option, sous-exploitée par la majorité des restaurateurs : être présent sur les deux. Le coût marginal d’ajouter la seconde plateforme est faible (gestion des tablettes, mise à jour des cartes), et la captation de clients nouveaux peut compenser. Le piège à éviter : signer une exclusivité, sauf contrepartie économique chiffrée et écrite. Les exclusivités, parfois proposées avec une réduction de commission de quelques points, sont rarement intéressantes sur la durée car elles vous enferment. Pour comprendre les pièges contractuels, lisez notre guide juridique food business.

La stratégie gagnante en 2026 : hybride, pas exclusive

Le débat “Deliveroo vs Uber Eats” est mal posé. La vraie question est : “Quelle part de votre chiffre d’affaires en livraison êtes-vous prêt à laisser à des intermédiaires ?”. Les restaurateurs qui surperforment en 2026 utilisent les plateformes comme un canal d’acquisition payant (à 30 pour cent de commission, c’est exactement cela : un canal d’acquisition cher mais qui ramène du volume) et construisent en parallèle un canal direct pour leurs clients récurrents. Ce canal direct repose sur une page de commande personnalisée à votre marque, un QR code visible en salle et sur les emballages de livraison, une communication régulière par SMS ou email vers les clients déjà venus, et idéalement une carte de fidélité numérique.

L’investissement est minimal : 19 euros par mois chez commandeici, environ 1,4 pour cent de frais Stripe par transaction, et quelques heures pour configurer la page et imprimer des supports. Le retour sur investissement se mesure souvent en quelques semaines pour un restaurant qui génère déjà du volume. Et surtout, vous reprenez la donnée client, l’image de marque, et le pricing power. Ce n’est pas une alternative aux plateformes, c’est un complément stratégique qui rééquilibre le rapport de force. Pour démarrer, notre tutoriel de mise en place couvre les étapes une à une.

FAQ

Quelle est la différence de commission réelle entre Deliveroo et Uber Eats en 2026 ?

Uber Eats applique une commission de base d’environ 30 pour cent sur les commandes en livraison en France, contre une fourchette de 25 à 32 pour cent chez Deliveroo. À ces taux s’ajoutent les frais marketing (sponsored listings, mise en avant), les frais de transaction bancaire, et parfois des frais de service. En cumulé, la facture réelle peut dépasser significativement le taux de base affiché. Deliveroo est généralement plus ouvert à la négociation pour les restaurants à fort volume ou à forte image qualitative, ce qui peut faire baisser le taux effectif. Le click and collect est environ deux fois moins cher que la livraison, autour de 12 à 15 pour cent selon la plateforme et le contrat signé.

Uber Eats ou Deliveroo : lequel apporte le plus de clients ?

En volume brut, Uber Eats apporte généralement plus de clients en France grâce à sa position de leader du marché et sa couverture géographique supérieure. Cependant, “plus de clients” ne signifie pas “plus de marge”. Les clients Uber Eats ont tendance à avoir un panier moyen plus bas et sont plus sensibles au prix, ce qui favorise la restauration rapide. Deliveroo apporte souvent moins de clients en volume mais avec un panier moyen plus élevé et une orientation qualitative. Pour un restaurant gastronomique ou bistronomique, Deliveroo génère souvent plus de chiffre d’affaires net par commande. Le bon choix dépend de votre ticket moyen actuel et de votre positionnement de marque.

Peut-on être présent sur Deliveroo et Uber Eats en même temps ?

Oui, et c’est même la stratégie recommandée pour la majorité des restaurateurs qui n’ont pas signé d’exclusivité. Être sur les deux plateformes maximise la visibilité, capte des clientèles différentes (utilisateurs fidèles à une seule application), et évite la dépendance à un seul acteur. Le surcoût opérationnel est faible : une seconde tablette, une seconde carte à maintenir à jour, une gestion de stock unifiée. Méfiez-vous des propositions d’exclusivité avec réduction de commission de quelques points : sur la durée, le coût d’opportunité (clients perdus de l’autre plateforme) dépasse souvent l’économie réalisée. Vérifiez toujours par écrit les conditions de rupture avant de signer une clause d’exclusivité, et faites-vous accompagner si nécessaire par un conseiller juridique.

Comment réduire la dépendance aux plateformes de livraison ?

La méthode éprouvée combine trois leviers. Premièrement, créer une page de commande directe à votre marque (type commandeici à 19 euros par mois, ou équivalent) pour le click and collect et éventuellement la livraison via vos propres moyens. Deuxièmement, communiquer activement cette page auprès de vos clients existants : QR code sur les tables, flyer dans chaque commande livrée, mention sur vos emballages, communication sur les réseaux sociaux et par email. Troisièmement, construire une base de données clients (emails, numéros) que vous animez avec des offres ciblées, des nouveautés de carte, des invitations. L’objectif réaliste à 12 mois est de basculer 30 à 50 pour cent de vos commandes en ligne vers le canal direct, en gardant les plateformes pour l’acquisition de nouveaux clients.

Combien coûte une alternative aux plateformes de livraison ?

Les solutions de commande directe pour restaurateurs se situent dans une fourchette de 0 à 80 euros par mois selon les fonctionnalités. commandeici propose une page de commande complète à 19 euros par mois sans commission sur les ventes, avec frais de paiement Stripe standard (1,4 pour cent plus 0,25 euro par transaction en zone européenne). D’autres acteurs comme Sunday, Zelty ou Lightspeed proposent des modules de commande en ligne intégrés à leur caisse, généralement plus chers mais plus complets. Le calcul de rentabilité est simple : dès que vous générez quelques centaines d’euros de commandes mensuelles via le canal direct, l’abonnement est amorti et chaque euro supplémentaire est de la marge récupérée sur la commission plateforme.

Les plateformes peuvent-elles modifier leurs commissions sans prévenir ?

C’est l’un des risques contractuels les moins discutés. Les conditions générales d’Uber Eats et de Deliveroo prévoient généralement la possibilité de modifier les tarifs avec un préavis, dont la durée varie selon les contrats. En pratique, plusieurs restaurateurs ont constaté des ajustements de commission appliqués avec un délai de notification court, sans possibilité de négociation individuelle. La meilleure protection reste de ne jamais dépendre d’une seule plateforme pour plus de 60 à 70 pour cent de votre volume de livraison, et de développer en parallèle un canal direct qui vous isole partiellement de ces variations. Lisez attentivement les clauses de révision tarifaire avant de signer, et consultez si nécessaire un conseiller juridique spécialisé en droit commercial numérique.

Sources

#deliveroo #uber-eats #comparatif #2026 #commissions