Exemple purement illustratif : 8 000 euros de chiffre d’affaires mensuel soumis à une commission hypothétique de 30 % représentent 2 400 euros par mois, soit 28 800 euros par an. Au 27 août 2026, commandeici affiche 1 euro par mois pendant trois mois, puis 29,99 euros par mois, soit 272,91 euros d’abonnement sur douze mois si l’offre reste applicable. Cette différence brute n’est pas une économie garantie : il faut encore intégrer le volume réellement transféré, le paiement, la livraison et l’acquisition du trafic.
Le ROI (retour sur investissement) d’un canal direct ne se déduit pas d’un taux de commission isolé. Il faut intégrer le paiement, la livraison, l’acquisition, le support et le volume réellement attribuable. Cette méthode fournit les variables, trois scénarios purement illustratifs et un cadre de décision à remplacer par les données du restaurant.
Reconstituer le coût complet de chaque canal
Un taux de commission isolé ne suffit pas à mesurer le coût d’un canal. Relevez séparément la commission contractuelle, les frais de paiement, la publicité choisie, les promotions cofinancées, les remboursements, l’emballage et la livraison. Certaines lignes peuvent être incluses, absentes ou calculées différemment selon l’offre ; le relevé marchand et les factures sont la seule base fiable.
Deux restaurants utilisant la même plateforme peuvent obtenir des coûts effectifs différents. Calculez le ratio entre toutes les sommes facturées par le canal et le chiffre d’affaires correspondant, puis rapprochez-le de votre marge contributive réelle. N’appliquez ni une fourchette sectorielle ni une marge brute moyenne à votre établissement sans données comptables.
Grille de collecte pour les principaux canaux
Les conditions commerciales évoluent et peuvent varier par établissement. Vérifiez l’offre écrite et les relevés applicables avant de comparer.
| Canal | Commission | Activation | Paiement | Conditions sur les prix | Disponibilité |
|---|---|---|---|---|---|
| Uber Eats | Selon offre et contrat | Selon contrat | Vérifier le relevé | Vérifier le contrat | Vérifier l’adresse |
| Deliveroo | Selon offre et contrat | Selon contrat | Vérifier le relevé | Vérifier le contrat | Vérifier l’adresse |
| Just Eat | Selon offre et contrat | Selon contrat | Vérifier le relevé | Vérifier le contrat | Vérifier l’adresse |
| Glovo | Selon offre et contrat | Selon contrat | Vérifier le relevé | Vérifier le contrat | Vérifier l’adresse |
| Commande directe (ex. commandeici) | 0 % de commission marketplace selon le tarif commandeici affiché | Abonnement en vigueur | Selon le prestataire de paiement | Sans objet pour une marketplace | Selon les fonctions et prestataires choisis |
Comment calculer le ROI de votre système de commande directe : formule et méthode
La formule de base est simple : ROI (%) = ((coûts de plateforme évités - coûts additionnels du canal direct) / coûts additionnels du canal direct) × 100. Travaillez sur douze mois glissants pour limiter le biais saisonnier. Extrayez le chiffre d’affaires et les frais réellement facturés par canal, puis comparez-les au coût complet du direct : abonnement (1 euro par mois pendant trois mois, puis 29,99 euros par mois chez commandeici au jour de la revue), frais du prestataire de paiement, livraison externalisée éventuelle et acquisition (Google, Meta, supports imprimés).
Le point critique est le taux de transfert effectivement observé. Il n’existe pas d’objectif fiable applicable à tous les restaurants. Testez plusieurs hypothèses dans le tableur, puis remplacez-les par le chiffre d’affaires réellement attribuable au canal direct. Conservez séparément le volume incrémental apporté par la plateforme afin de ne pas présenter comme « transférable » une commande qui n’aurait pas existé sans elle.
Variables à intégrer dans votre simulation
- CA livraison/click-and-collect mensuel actuel (par plateforme)
- Commission réelle (commission de base + frais paiement + budgets publicitaires intra-app)
- Ticket moyen par canal
- Coût d’acquisition direct (SEO local, Google Ads, Meta, signalétique en salle)
- Taux de transfert prévu, clairement identifié comme hypothèse puis remplacé par le taux observé
- Coût de la solution directe (abonnement + frais PSP)
Pourquoi le calcul sur 12 mois est indispensable
Un calcul sur un seul mois peut être trompeur : fêtes, vacances et événements locaux modifient le chiffre d’affaires. Une période de douze mois glissants limite ce biais. Intégrez aussi le temps de configuration et de formation réellement constaté ; aucune durée ni économie dès le premier mois ne peut être garantie pour tous les établissements.
Scénario illustratif 1 : pizzeria de quartier
Point de départ fictif : 6 000 euros de chiffre d’affaires mensuel, panier moyen de 22 euros et commission hypothétique de 30 %, soit 1 800 euros. Les frais de paiement, de promotion et la marge matière doivent être renseignés à partir des pièces comptables ; aucun établissement réel n’est décrit ici.
Hypothèses, et non cas client : 72 000 euros de chiffre d’affaires annuel, 70 % transférés en direct, 30 % maintenus sur une plateforme facturée dans l’exemple à 37 %, budget marketing de 1 800 euros et frais de paiement hypothétiques de 1,5 % hors part fixe. L’abonnement commandeici de première année représente 272,91 euros selon le tarif affiché au jour de la revue. Le calcul doit être refait avec le nombre de transactions, le vrai barème de paiement, la livraison, les remboursements et le taux de transfert observé ; le résultat n’est pas une promesse de gain.
Scénario illustratif 2 : restaurant de sushi à panier élevé
Hypothèses fictives : 12 000 euros de chiffre d’affaires livraison mensuel, panier moyen de 38 euros et commission moyenne de 28 %. Ces montants ne décrivent aucun restaurant réel et doivent être remplacés par les données exportées du compte marchand.
Une simulation peut ensuite appliquer un transfert hypothétique de 65 %, le prix d’abonnement de 272,91 euros sur la première année, le vrai barème du prestataire de paiement et un budget d’acquisition choisi. Elle doit aussi conserver les frais de plateforme sur le volume restant. Présentez séparément chaque hypothèse dans votre tableur : toute économie calculée varie directement avec ces valeurs.
Scénario illustratif 3 : bistrot avec click-and-collect
Troisième profil fictif : un établissement réalise 3 500 euros de click-and-collect et 1 500 euros de livraison via une seconde plateforme, soit 5 000 euros mensuels. Saisissez les pourcentages tirés de chaque contrat au lieu de reprendre un taux générique.
Dans ce troisième exemple fictif, renseignez séparément les commissions, les frais de paiement, la signalétique et le volume click-and-collect réellement transféré. Utilisez 272,91 euros pour l’abonnement de première année si l’offre actuelle s’applique, puis 359,88 euros pour douze mois complets au tarif standard de 29,99 euros. Le ROI ne peut être annoncé avant d’avoir observé le trafic et les commandes directes.
Données clients : accès, droit d’usage et mesure
Le canal direct peut donner accès aux données nécessaires à l’exécution de la commande, selon le service utilisé. Leur réutilisation commerciale n’est pas automatique : finalité, base légale, information, opposition et durée de conservation doivent respecter le RGPD et les règles de prospection. Une adresse collectée pour livrer une commande ne devient donc pas, à elle seule, un contact marketing librement réutilisable.
Pour les contacts qui peuvent légalement être sollicités, mesurez le coût, les désabonnements, les commandes attribuables et la marge de chaque campagne. Aucun taux de réactivation ni chiffre d’affaires additionnel ne peut être promis sans données observées. La CNIL encadre la prospection commerciale par courrier électronique : documentez la base légale, l’information fournie et l’opposition.
Intégration technique : caisse, KDS et workflow opérationnel
Une commande directe peut ajouter un écran ou une ressaisie si aucun connecteur compatible n’est disponible. Ne supposez pas qu’une solution s’intègre à toutes les caisses ou à tous les écrans de production : obtenez la liste des connecteurs pour votre offre, leur coût et leur sens de synchronisation, puis testez une commande de bout en bout.
Une intégration peut réduire la ressaisie si elle est réellement compatible avec la caisse, le flux cuisine et le prestataire de livraison utilisés. Vérifiez chaque connecteur, réalisez une commande test et mesurez le temps avant/après ; cette page ne revendique pas une heure économisée par jour sans étude terrain. Pour les fonctionnalités actuellement incluses dans commandeici, référez-vous à la page tarifs et faites confirmer les intégrations nécessaires avant de souscrire.
Compatibilité POS et temps de mise en route
Le temps de mise en route dépend du menu, du paiement, de la caisse, du matériel, de la livraison et des tests. Demandez une procédure correspondant à votre configuration, prévoyez un créneau sans service pour le test et désignez une personne responsable des mises à jour de menu, d’horaires et d’indisponibilité. Consultez les tarifs et fonctions actuellement affichés, puis faites confirmer par écrit tout connecteur indispensable.
Checklist : 6 étapes pour tester un canal direct
Tester un canal direct demande une séquence mesurable. Les étapes suivantes constituent une checklist, pas une méthode dont le résultat ou le délai seraient garantis. Respectez les contrats des plateformes et ne réduisez un canal qu’après avoir observé le volume incrémental, la marge et la fiabilité opérationnelle.
- Configurer et tester la solution directe (commandeici ou équivalent), puis ajouter les liens uniquement sur les supports qui les autorisent. Mesurez le temps réel de paramétrage au lieu de promettre une durée générique.
- Vérifier les règles de chaque plateforme avant toute promotion croisée. Si le contrat l’autorise, testez un support mesurable ; ne présumez ni d’un coût d’impression fixe ni d’un taux de conversion de 8 à 12 % sans campagne documentée.
- Afficher des QR codes en salle et sur les tables pour la prise de commande sur place et le click-and-collect.
- Tester un canal d’acquisition local avec un budget plafonné et une attribution mesurable ; le rayon et le montant dépendent de la zone de chalandise.
- Collecter uniquement les données nécessaires et n’envoyer des messages commerciaux que sur une base légale documentée, avec information et opposition ou consentement selon le cas.
- Ajuster les budgets par canal à partir de la marge et du volume incrémental observés, sans règle universelle de maintien ou d’arrêt.
Pour une simulation personnalisée de votre ROI, contactez notre équipe ou consultez nos tarifs détaillés.
FAQ
Combien coûte réellement Uber Eats pour un restaurant en 2026 ?
Il n’existe pas de taux total unique applicable à tous les restaurants. Additionnez les lignes du contrat et des relevés Uber Eats qui concernent votre offre, puis divisez ce total par le chiffre d’affaires du même canal. Distinguez commission, paiement, promotions, publicité, remboursements et livraison, et demandez confirmation écrite de toute ligne ambiguë avant de signer.
En combien de temps une solution de commande directe devient-elle rentable ?
Le seuil de rentabilité dépend de vos données. À titre d’exemple, avec une commission hypothétique de 30 % sur un panier de 22 euros, cinq commandes réellement transférées représentent 33 euros de commission évitée et couvrent l’abonnement standard de 29,99 euros, mais pas encore les frais de paiement, de livraison ou d’acquisition. Mesurez le taux de transfert au lieu d’appliquer une fourchette générale.
Faut-il complètement abandonner les plateformes type Uber Eats ?
Pas nécessairement. Une plateforme peut apporter de la découverte, tandis qu’un canal direct sert les clients qui choisissent de revenir sans intermédiaire. Il n’existe toutefois pas de répartition optimale universelle : comparez acquisition, marge, volume incrémental et dépendance pour votre établissement, puis ajustez progressivement sans contourner les conditions de la plateforme.
La commande directe nécessite-t-elle un site internet existant ?
Pas nécessairement. Certaines solutions fournissent une page hébergée, d’autres un module à intégrer au site existant. Le temps de mise en route dépend du menu, du paiement, des horaires, des taxes, de la livraison et des tests en conditions réelles. Vérifiez les fonctions disponibles sur la page tarifs et prévoyez un test complet avant l’ouverture aux clients.
Comment récupérer la base clients des plateformes ?
Les données reçues pour exécuter une commande de plateforme ne constituent pas automatiquement une base marketing réutilisable. Respectez les conditions de la plateforme et ne copiez pas des coordonnées pour une autre finalité sans base légale. Sur un canal direct, informez clairement le client et recueillez le consentement lorsque celui-ci est requis ; la CNIL détaille les règles de prospection.
Quelle différence entre commande directe et click-and-collect ?
Le click-and-collect est un mode de retrait : le client commande en ligne et vient chercher sa commande. La commande directe désigne le canal de prise de commande, sur un site ou une application du restaurant. Les deux notions peuvent se combiner, tout comme un canal direct peut utiliser un prestataire de livraison. Le mode de retrait influence la logistique ; le canal et ses contrats déterminent les coûts à comparer. Pour approfondir les modèles opérationnels, consultez notre espace food business.
Sources
- CNIL - Prospection commerciale par courrier électronique
- Uber Eats - présentation générale des modèles tarifaires - Page en français ; disponibilité et prix à confirmer selon la zone et le contrat.