Commission Glovo : tarifs et conditions pour les restaurants en 2026

Par commandeici ·
Coursier à vélo récupérant une commande de repas devant la vitrine d'un restaurant

Glovo s’est imposée en quelques années comme l’une des grandes plateformes de livraison en Europe et au-delà, avec un modèle de coursiers à la demande reconnaissable à son sac jaune. Née en Espagne, l’entreprise a étendu sa présence à des dizaines de pays et touche aujourd’hui aussi bien la restauration que l’épicerie ou la pharmacie. Pour un restaurateur, l’arrivée d’une plateforme aussi visible représente une promesse séduisante : davantage de commandes, une logistique entièrement prise en charge et une vitrine numérique sans effort technique. Mais derrière cette promesse se cache une réalité comptable que tout gérant doit examiner de près avant de signer, car le taux de commission prélevé sur chaque commande détermine directement ce qu’il reste dans votre caisse à la fin du mois.

Le problème, comme avec toutes les plateformes de ce type, c’est que le pourcentage annoncé au moment du contrat ne représente jamais le coût complet. Entre la commission de base, les frais de service additionnels, la TVA refacturée sur la commission, les opérations promotionnelles cofinancées et les frais de mise en service, le montant réellement ponctionné sur votre chiffre d’affaires dépasse souvent ce que vous aviez en tête. Cet article décortique la structure tarifaire de Glovo pour un restaurateur en 2026, détaille les conditions habituelles du contrat, compare la plateforme à ses concurrents directs et vous montre comment calculer votre coût net par commande. L’objectif est simple : vous donner des chiffres concrets pour décider, en pleine connaissance de cause, quelle part de votre activité vous voulez confier à un intermédiaire et quelle part vous avez intérêt à garder en main.

Combien coûte vraiment Glovo pour un restaurateur en 2026 ?

La première chose à comprendre avec Glovo, c’est que la plateforme repose sur un modèle de livraison entièrement géré par ses propres coursiers. Contrairement à certains concurrents qui proposent un tarif réduit lorsque le restaurateur assure lui-même la livraison, Glovo prend en charge l’intégralité de la course, de la prise en charge du repas jusqu’à la remise au client. Cette logistique a un prix, et il se répercute mécaniquement sur le taux de commission. En pratique, la commission appliquée à un restaurant se situe le plus souvent dans une fourchette de 25 % à 30 % HT du montant de la commande, un niveau comparable à celui pratiqué par Uber Eats et Deliveroo sur leur modèle de livraison par la plateforme.

Ce taux n’est toutefois pas figé. Plusieurs facteurs le font varier d’un établissement à l’autre. La zone géographique joue un rôle, car la densité de coursiers et le volume de commandes diffèrent fortement entre une grande métropole et une ville moyenne. Le volume mensuel de l’établissement entre aussi en ligne de compte, les restaurants à fort trafic disposant d’une marge de négociation que n’ont pas les petits indépendants. Enfin, le niveau de visibilité souhaité influence la facture : pour apparaître en haut des résultats ou bénéficier d’une mise en avant, certains restaurateurs acceptent des conditions tarifaires plus lourdes. Avant de signer, posez la question précise du taux applicable à votre configuration et demandez un exemple chiffré sur un ticket moyen de 25 euros. Cette démarche, qui relève du bon sens, vous évitera de découvrir la réalité de votre coût plusieurs semaines après le lancement, comme nous le détaillons dans notre guide pour réduire les commissions de livraison.

La grille tarifaire détaillée : commission, frais de service et TVA

Au-delà du taux de commission de base, plusieurs lignes de coûts viennent s’ajouter et alourdir la facture réelle. La première, souvent oubliée dans les calculs des restaurateurs, est la TVA appliquée sur la commission elle-même. La commission de Glovo est un service facturé au restaurant, et ce service est soumis à la TVA au taux normal de 20 %. Concrètement, une commission affichée à 30 % HT correspond à 36 % TTC, et une commission de 25 % HT représente 30 % TTC. Si vous êtes assujetti à la TVA, vous récupérez cette TVA déductible dans votre déclaration, mais l’impact sur votre trésorerie au moment du versement reste réel, et beaucoup d’indépendants raisonnent à tort en HT alors que leur encaissement net subit le taux TTC sur le moment.

À cela s’ajoutent les frais de mise en service. Pour rejoindre la plateforme, un restaurant s’acquitte généralement de frais d’activation ponctuels, qui couvrent la création de la fiche, l’intégration du dispositif de réception des commandes, tablette ou borne, et parfois la séance photo du menu. Ces frais varient selon les offres commerciales en cours, mais ils constituent un coût d’entrée qu’il faut amortir sur les premières commandes. Enfin, il faut intégrer la question des promotions. Pour gagner en visibilité dans l’application, de nombreux restaurateurs acceptent de proposer des réductions du type moins 20 % sur la première commande ou la livraison offerte au-delà d’un certain montant. Ces opérations sont en partie ou en totalité financées par le restaurant, ce qui rogne encore la marge déjà entamée par la commission. Le tableau ci-dessous synthétise ces différentes composantes pour vous aider à reconstituer votre coût réel.

ComposanteDétailImpact sur la marge
Commission de base (HT)~25 % à 30 % du montant de la commandeDirect et systématique
TVA sur la commission20 % appliquée sur la commission~30 % à 36 % en coût TTC effectif
Frais de mise en servicePonctuels, variables selon l’offreCoût d’entrée à amortir
Promotions cofinancéesRéductions et livraison offerteOptionnel, à votre charge partielle
Visibilité renforcéeMise en avant dans l’applicationSurcoût négociable, optionnel

Ces chiffres sont des ordres de grandeur basés sur les pratiques observées du secteur et les informations publiques disponibles. Les conditions exactes figurent dans le contrat que la plateforme vous propose et peuvent évoluer selon les négociations commerciales, votre volume et votre zone géographique. Il est toujours recommandé de demander une simulation écrite avant de vous engager.

Les conditions du contrat Glovo : ce qu’il faut lire attentivement

Le taux de commission n’est qu’une partie de l’équation. Le contrat qui vous lie à Glovo contient plusieurs clauses qui méritent une lecture attentive, car elles déterminent votre marge de manœuvre une fois l’activité lancée. Le premier point concerne les délais de versement. Comme la plupart des plateformes, Glovo encaisse le paiement du client, prélève sa commission, puis vous reverse le solde selon une fréquence définie au contrat, souvent hebdomadaire. Ce décalage de trésorerie n’est pas neutre pour un petit établissement qui doit régler ses fournisseurs et ses salaires au rythme habituel, et il faut l’anticiper dans votre gestion de caisse.

Le deuxième point porte sur la maîtrise de votre fiche et de vos prix. Sur la plateforme, vous restez un nom parmi des centaines de restaurants concurrents, classés par un algorithme dont les critères ne vous appartiennent pas. Vous pouvez certes ajuster votre menu et vos tarifs, mais beaucoup de restaurateurs choisissent d’appliquer des prix plus élevés sur la plateforme que dans leur établissement, précisément pour absorber la commission. Cette pratique, compréhensible sur le plan comptable, comporte un risque d’image si le client compare les prix. Le troisième point concerne la donnée client : sur Glovo comme sur les autres plateformes, vous ne possédez pas les coordonnées de vos clients, ce qui vous prive de tout levier de fidélisation directe. Cette dépendance a un coût qui ne se mesure pas en pourcentage de commission, mais en perte de contrôle sur votre propre clientèle, un sujet que nous approfondissons dans notre comparatif des grilles tarifaires des plateformes de livraison.

Glovo, Uber Eats, Deliveroo et Just Eat : où se situe la plateforme ?

Pour situer Glovo dans le paysage, il faut la replacer face à ses grands concurrents. Uber Eats et Deliveroo fonctionnent quasi exclusivement sur le modèle de livraison par la plateforme, avec des commissions qui se situent le plus souvent entre 25 % et 30 % HT, parfois davantage selon les options de visibilité souscrites. Glovo se positionne sur le même créneau, avec une logistique intégrée et un taux comparable. La différence se joue donc moins sur le pourcentage brut que sur l’implantation locale et le volume de commandes que chaque plateforme est capable de générer dans votre zone. Dans certaines villes, Glovo dispose d’un parc de coursiers dense et d’une base d’utilisateurs active, ce qui peut justifier sa présence ; dans d’autres, sa notoriété reste inférieure à celle d’Uber Eats ou de Deliveroo.

Just Eat occupe une position un peu différente, puisque la plateforme propose historiquement un modèle de livraison par le restaurateur à commission réduite, autour de 14 % HT, intéressant pour les établissements déjà équipés en coursiers. Glovo, comme Uber Eats et Deliveroo, ne propose pas, ou très marginalement, cette option à tarif réduit. Le bon raisonnement n’est donc pas de chercher la plateforme la moins chère dans l’absolu, mais d’évaluer le coût d’acquisition réel d’une commande sur chaque canal, en tenant compte à la fois de la commission et du volume effectivement généré. Pour comparer poste par poste ce que chaque acteur facture, notre analyse de ce que paient réellement les restaurateurs sur Just Eat met en perspective les différents modèles tarifaires et leurs conséquences sur la marge.

Il faut aussi garder en tête une réalité structurelle commune à toutes ces plateformes : quel que soit l’acteur choisi, vous restez un nom dans une liste de concurrents, vous ne possédez pas la donnée client et vous êtes soumis aux changements unilatéraux de conditions tarifaires. Cette dépendance pèse sur la rentabilité de long terme bien au-delà du seul taux de commission affiché au départ.

Calculer votre coût réel par commande : un exemple concret

Les pourcentages restent abstraits tant qu’on ne les traduit pas en euros sur une commande réelle. Prenons l’exemple d’un restaurant qui pratique un ticket moyen de 28 euros en livraison, un montant représentatif d’une commande pour deux personnes avec boisson. Avec une commission Glovo à 30 % HT, le prélèvement s’élève à 8,40 euros hors taxes, soit 10,08 euros TTC une fois la TVA de 20 % appliquée sur ce service. Sur ces 28 euros encaissés par le client, il reste donc, après commission, environ 17,92 euros avant même de payer le coût des matières premières, les salaires de la brigade, le loyer et l’énergie. Quand on sait que le coût matière d’un plat tourne souvent autour de 28 % à 32 % du prix de vente, la marge restante devient extrêmement mince, et certaines commandes peuvent même se révéler déficitaires.

Poussons le calcul sur un mois entier. Un restaurant qui réalise 4 000 euros de commandes via Glovo à 30 % HT verse 1 200 euros de commission hors taxes, soit environ 1 440 euros TTC, sur ce seul canal. Si l’on raisonne sur l’année, en supposant un volume stable, cela représente plus de 14 000 euros de commission ponctionnés sur des commandes que le restaurant a pourtant produites, préparées et emballées lui-même. À ce montant s’ajoutent les promotions cofinancées et les éventuels frais de visibilité, qui peuvent aisément porter le coût annuel au-delà de 16 000 euros. Pour un établissement indépendant dont le résultat net se compte en quelques milliers d’euros, cette somme n’est pas un détail : c’est souvent la différence entre une année rentable et une année à l’équilibre.

Cet exercice de calcul, fastidieux mais indispensable, révèle une vérité que beaucoup de restaurateurs découvrent trop tard : sur le canal de la livraison via plateforme, le restaurant travaille souvent pour un bénéfice net dérisoire, voire à perte sur les petits paniers. La plateforme, elle, encaisse sa commission de manière garantie sur chaque transaction. C’est ce déséquilibre fondamental qui pousse de plus en plus d’établissements à reconsidérer leur dépendance et à construire un canal de vente qu’ils maîtrisent réellement, comme nous l’expliquons dans notre comparatif détaillé des frais Deliveroo, qui suit exactement la même logique de coût.

Reprendre le contrôle : la commande directe sans commission

Face à cette structure de coûts, la question n’est plus seulement de savoir quelle plateforme choisir, mais comment réduire la part de votre activité soumise à commission. La réponse la plus efficace consiste à développer votre propre système de commande en ligne, hébergé sur votre site ou votre page, où chaque commande vous revient intégralement. C’est le modèle que nous proposons chez commandeici.com : pour un abonnement mensuel fixe, vous proposez votre menu en ligne, vous recevez les commandes en direct et vous ne versez aucune commission sur le chiffre d’affaires généré. L’économie se mesure immédiatement. Un restaurant qui réalise 4 000 euros de commandes en ligne par mois via une plateforme à 30 % paie 1 200 euros de commission mensuelle, soit plus de 14 000 euros par an. Avec un abonnement fixe, ce coût est réduit à quelques dizaines d’euros, et la différence reste dans votre caisse.

Au-delà de l’économie pure, la commande directe vous rend trois choses précieuses que les plateformes captent à votre place. D’abord la donnée client : vous savez qui commande, à quelle fréquence, et vous pouvez mettre en place des relances, des programmes de fidélité ou des offres ciblées par email ou SMS, avec le consentement de vos clients. Ensuite la maîtrise de votre image : vous présentez votre menu comme vous l’entendez, vous fixez vos prix librement et vous n’êtes pas noyé au milieu de centaines de concurrents triés par un algorithme. Enfin la liberté tarifaire : vous décidez de vos promotions et de vos frais de livraison sans subir les contraintes contractuelles d’un intermédiaire. La bonne stratégie, en 2026, n’est pas forcément de quitter Glovo du jour au lendemain, mais d’utiliser la plateforme comme un canal d’acquisition de nouveaux clients, puis de les convertir progressivement vers votre commande directe, plus rentable et plus durable. Vous pouvez consulter nos tarifs pour mesurer à quel point cette transition s’amortit dès les premières commandes récupérées.

FAQ

Quel est le taux de commission de Glovo pour un restaurant en 2026 ?

La commission de Glovo pour un restaurant se situe le plus souvent dans une fourchette de 25 % à 30 % HT du montant de la commande. Comme la plateforme assure la livraison avec ses propres coursiers, ce taux ne descend généralement pas en dessous de ce niveau, contrairement à certains concurrents qui proposent un tarif réduit pour les restaurateurs qui livrent eux-mêmes. À ce pourcentage s’ajoute la TVA de 20 % sur la commission, ainsi que d’éventuels frais de mise en service et la participation aux promotions. Le taux exact applicable à votre établissement dépend de votre zone, de votre volume et des options de visibilité, et figure dans le contrat que la plateforme vous propose.

La commission Glovo est-elle soumise à la TVA ?

Oui. La commission prélevée par Glovo est un service facturé au restaurant, soumis à la TVA au taux normal de 20 %. Un taux affiché à 30 % HT correspond donc à 36 % TTC, et un taux de 25 % HT représente 30 % TTC. Si vous êtes assujetti à la TVA, vous récupérez cette TVA déductible dans votre déclaration, mais l’impact sur votre trésorerie au moment de l’encaissement reste réel. Il est important de raisonner en TTC pour évaluer le poids effectif de la commission sur votre marge immédiate.

Glovo est-elle plus chère qu’Uber Eats ou Deliveroo ?

Glovo se positionne sur le même créneau tarifaire qu’Uber Eats et Deliveroo, avec une fourchette de commission généralement comprise entre 25 % et 30 % HT pour le modèle de livraison par la plateforme. La différence se joue donc moins sur le pourcentage brut que sur l’implantation locale et le volume de commandes que chaque acteur est capable de générer dans votre zone. Just Eat reste à part, avec un modèle de livraison par le restaurateur à commission réduite autour de 14 % HT, que Glovo ne propose pas ou très marginalement.

Y a-t-il des frais cachés avec Glovo ?

Au-delà de la commission, plusieurs coûts s’ajoutent. Les frais de mise en service, ponctuels, couvrent la création de la fiche et l’équipement de réception des commandes. Les promotions affichées dans l’application, comme les réductions et la livraison offerte, sont souvent financées en partie par le restaurant. Les options de visibilité renforcée représentent un surcoût supplémentaire. Enfin, la TVA sur la commission alourdit le coût effectif. Avant de signer, demandez une simulation écrite détaillant l’ensemble de ces composantes sur un ticket moyen représentatif de votre activité.

Comment réduire le coût de Glovo pour mon restaurant ?

Plusieurs leviers existent. Limiter les promotions cofinancées et les options de visibilité payantes préserve une partie de votre marge. Négocier le taux en fonction de votre volume peut aussi jouer à la marge pour les établissements à fort trafic. Mais le levier le plus puissant reste de développer un canal de commande directe, sans commission, et d’y orienter progressivement vos clients fidèles. En utilisant la plateforme comme outil d’acquisition et la commande directe comme canal de fidélisation, vous réduisez mécaniquement la part de votre chiffre d’affaires soumise à commission. Vous pouvez nous contacter pour une démonstration de notre solution sans commission.

Sources

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